L’Accident est évitable *


». Défaillance de système hydraulique d’une benne
». Rupture du protecteur individuel contre les chutes de hauteur
». Un pas mortel
». Electrocution
». Chute d’un château d’eau
». Manutention mécanique mortelle
». Défaillance du système hydraulique d'une benne
». Utilisation sécuritaire des perceuses
». Chute d'objet mortelle
». Happement par un organe tournant
». Une dangereuse opération de déplacement d'un silo
». Heurt par un engin de chantier
». Un monte charge décroche… Deux travailleurs gravement blessés


Défaillance de système hydraulique d’une benne

Intervenir sur des équipements mus par des systèmes hydrauliques sans prendre les précautions nécessaires expose les personnes intervenantes à des accidents graves, parfois mortels.

Que s’est-il passé ?

Le jour de l’accident, le conducteur d’un camion à benne basculante a été chargé de transporter le remblais excavé à la décharge publique.

A son arrivée, il a commandé la benne pour la relever et la décharger. Après un moment, la benne s’est bloquée en position verticale. Le conducteur est alors allé vérifier et examiner le système de relevage situé au niveau du châssis.

Tout à coup , la benne s’est subitement débloquée et descendue, coinçant le conducteur entre les traverses du châssis, ce qui a provoqué son décès.


Pourquoi cet accident s’est-il produit ?

Deux facteurs essentiels ont été à l’origine de cet accident :

- Le système hydraulique de la pompe de relevage de la benne est défectueux. En effet, le flexible de la conduite de retour du système hydraulique de la benne a été débranché.

- La victime est intervenue pour réparer la panne au niveau du système hydraulique, tout en ayant la benne en position haute et sans prendre des précautions évitant sa chute éventuelle.

Cet accident aurait-il pu être évité ?

Une mesure habituelle utilisée dans ce genre d’intervention est de placer des cales solides sous la benne, évitant ainsi sa chute, même dans le cas de défaillance du système hydraulique.

D’autres mesures sont indispensables . On cite notamment :

- La vérification des paliers de vérin et des axes de pennage des flexibles.
- Le contrôle de la propreté et du bon état des filtres hydrauliques.

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Rupture du protecteur individuel contre les chutes de hauteur

L’utilisation des protecteurs individuels contre les chutes de hauteur s’avère indispensable en cas de difficulté de mise en place de moyens collectifs (gardes corps ) et quand le travail à effectuer est de courte durée.

Toutefois, ces équipements demandent à être vérifiés avant toute utilisation pour détecter une éventuelle altération de l’un des éléments d’ancrage, de liaison ou de préhension du corps, car la faiblesse de l’un entraîne la faiblesse de tout le dispositif.

La mise en place incorrecte du protecteur individuel contre les chutes peut être à l’origine d’accidents graves, parfois mortels.

Tel est le cas de l’accident mortel survenu suite à une chute de la victime du sommet d’une tour d’acide sulfurique de 15 m de hauteur.


Dans quelles circonstances l’accident s’est il produit ?

La victime, sableur, travaille pour le compte d’une entreprise de sous-traitance spécialisée en maintenance des conduites et citernes de produits chimiques. Il a été recruté par l’entreprise mère pour effectuer des travaux d’entretien sur les différentes installations.

Le jour de l’accident, il a été chargé d’effectuer les opérations de sablage sur la tour d’acide sulfurique. Pour cela, il a préparé son matériel et s’est doté de son harnais de sécurité,  mais il n’était pas accompagné d’un ouvrier adjoint l’aidant dans ses différentes tâches comme il le faisait d’habitude.


Que s’est-il passé ?

Au moment où il a commencé son travail, le cordon de maintien du l’harnais de sécurité s’est rompu occasionnant la chute de la victime sur une passerelle située à 2 m du sommet de la tour.

Pour éviter cet accident …

Cet accident aurait pu être évité si on a respecté les mesures de sécurité relatives aux organes d’ancrage et de liaison du l’harnais de sécurité.

En effet, l’organe d’ancrage doit être fourni par une personne compétente qui est appelée aussi à identifier son emplacement sur la structure de fixation. Le point d’ancrage doit résister à une force de 2000 daN.

L’organe de liaison ou système anti-chute est un dispositif servant à relier l’organe de préhension du corps (le harnais) à un point d’ancrage.

On peut choisir entre un système anti-chute permettant de limiter la chute à une faible hauteur et une longueur ne dépassant pas 2 m, avec absorbeur d’énergie servant à amortir les effets de la chute en limitant la force de freinage. Des accessoires pour relier l’organe de liaison au système d’ancrage, d’une part, et au harnais, d’autre part, sont indispensables.



L’utilisateur a aussi un rôle à jouer

En dehors des caractéristiques techniques des composants du protecteur individuel contre les chutes, l’utilisateur, formé à l’utilisation correcte de ce protecteur, doit aussi veiller à suivre certains conseils :

- Ne jamais modifier la structure du protecteur individuel contre les chutes.
- Eviter d’enrouler le protecteur autour d’obstacles.
- S’abstenir d’utiliser un protecteur individuel contre les chutes usé.
- Eviter de laisser le protecteur en contact avec des rayonnements, des produits chauds et des liquides corrosifs…

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Un pas mortel


Une silhouette en dents de scie couronnée d’une cheminée : cette image est le symbole de l’usine, avec sa toiture en plaque ondulée, en fibre-ciment ou en matière plastique.

Moins lourdes que les toitures ordinaires en béton armé ou les plaques de verre. Faciles à poser, ces plaques permettent d’alléger la structure des charpentes, assurent parfaitement la mise hors d’eau des constructions, offrent une bonne résistance aux intempéries et sont donc plus économiques. C’est la principale raison de leur succès, non seulement pour la couverture des bâtiments industriels, mais également pour celle des entrepôts à usage commercial ou agricole.

Malheureusement, ces plaques sont fragiles et résistent mal aux pressions et aux chocs ponctuels, comme ceux que provoque une personne marchant sur leur surface sans prendre les précautions nécessaires.

C’est toitures sont les causes d’accidents graves et mortels pour la plupart des cas.

Un charpentier réalisait avec 3 collègues des travaux de remise en état de la charpente et du remplacement de plaques en fibrociment défectueuses. Soudain, l’une de ces plaques se brisa sous l’effet de son poids et l’ouvrier fit une chute de 15 mètres sur le sol.
Atteint d’une facture du crâne sur place.


POUR EVITER CET ACCIDENT

Trois moyens de protection complémentaires auraient dû être mis en place :
- des filets à disposer horizontalement sous toute la surface à entretenir et à laisser en place pour toute la durée des travaux. Les filets doivent être en polyamide, avoir des mailles carrées ou sous forme de losange de 100 mm maximum et être bordés par une ralingue en polyamide également.
- Des chemins de circulation à disposer en appui, directement ou par l’intermédiaire de la couverture, en plusieurs pans.

Ces chemins peuvent être :
• en bois, comprenant :
1. des crochets de service ;
2. des planches de butées ;
3. des échelles plates ;
4. des planches à tasseaux ;
5. des planches de circulation ;


Tous ces éléments doivent être disposés sur la couverture conformément à la figure 1.
• en métal, constitués de planches de circulation en alliage d’aluminium dont la surface est rendue antidérapante par l’emboutissage de trou. Ces planches peuvent être aboutées par un système d’éclissage.
• Un équipement de protection individuelle contre les chutes (harnais avec système stop chutes à utiliser obligatoirement si la durée du travail n’excède pas une journée ou si les conditions matérielles du chantier s’opposent à l’installation d’une protection collective).

Par ailleurs, des plaques à résistance améliorée pourraient être utilisées, évitant ainsi les « RUPTURES MORTELLES ».

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ELECTROCUTION
 

L’Electricité est une source d’énergie facile à utiliser et rend de grands services que ce soit au foyer ou à  l’entreprise.
Toutefois, en l’absence de mesures de sécurité, l’électricité peut être à l’origine d’accidents, le plus souvent graves. D’après les données de la CNSS pour l’année 1950, 50 accidents sont dus à l’électricité, dont 7 accidents mortels. L’analyse d’un accident survenu dans un collège d’enseignement professionnel montre bien que ce type d’accident est facilement évitable à condition de prendre les mesures nécessaires.


Récit de l’accident

La victime avait 17 ans d’expérience en enseignement professionnel, dont deux ans en matière d’électricité.
Le jour de l’accident, il avait à montrer à ses élèves de première année secondaire les branchements en série et en parallèle de sources lumineuses.

Il a commencé l’opération par le branchement à l’aide de fils isolés, d'une rallonge, une tablette de lampes à incandescence et d'un voltmètre.

La distance entre la prise d’alimentation (murale) et la table sur laquelle se trouvaient les outils énumérés ne dépassait pas les deux mètres.

D’habitude, la victime préparait son circuit avant de le brancher à la prise d’alimentation. Ce jour-là, il effectuait son travail sous tension (la rallonge était branchée). Quand il avait touché les bornes du voltmètre par les bouts métalliques pour les enfoncer, il s’était trouvé en court-circuit et mourut sur-le-champ.



Analyse

Les conditions de survenue d’un tel accident sont réunies depuis la première démonstration de la victime ou de ses collègues. La situation accidentelle persiste encore et la récidive de l’accident peut surgir à chaque intervention. En effet, la tension mortelle est toujours là, le matériel fabriqué localement (dont la protection est insuffisante) et le matériel normalisé (voltmètre et accessoires) persistent, il ne manque que le geste fatal pour que l’accident se reproduise. Dans ce cas précis, les bouts non isolés de la part du professeur (de ses deux mains), au moment où ces derniers sont branchés au circuit sous tension créent à l’intérieur de son corps un court-circuit franc.

D’habitude, la victime construit le circuit sur la table avant de le mettre sous tension, c’est la raison pour laquelle le professeur ne s’est pas méfié du contact des fils isolés. Ce jour-là, la rallonge a été mise sous tension avant la construction du circuit. La raison de ce geste inhabituel demeure inconnue, puisque personne (à part la victime) n’a pu nous la donner.
La prise de branchement murale est située à une distance qui ne dépasse pas les 50 cm de l’élève assis à la première table. Au moment de l’accident, les élèves pris de panique (jeunes- première année secondaire) se sont rués vers les fenêtres pour sortir ce qui fait que la victime est restée plus de temps sous la tension et son secours est devenu de plus en plus difficile, sinon impossible, en l’absence d’une personne connaissant les premiers gestes de secourisme élémentaire.


Conclusion

L’accident en question est banal et facilement évitable. Il s’est produit à cause de l’absence de moyens appropriés pour le travail en sécurité.
Dans les conditions actuelles, la récidive d’un tel accident est très probable.

Mesures de sécurité

• Utiliser la basse tension de 24 volts dans toutes les opérations de démonstration aux élèves.
• Dans l’attente, installer les lampes témoins de la mise sous tension de la rallonge et mettre à la disposition des professeurs de l’éducation technique des gants isolants.
• Réviser toute l’installation électrique du collège, en veillant à l’introduction d’une prise de terre et à son entretien.
• Eviter les bricolages et les interventions son réglementaires sur l’installation.
• Doter toutes les salles de classe de disjoncteurs différentiels de haute sensibilité.
• Veiller à ce que le tableau de commande principal soit fermé à clefs et non accessible aux élèves.
• Former les professeurs aux techniques élémentaires du secourisme.

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Chute d’un château d’eau
 

Les travaux en hauteur exposent les travailleurs à des accidents fréquents et graves et, dans la majorité des cas, mortels si des mesures de sécurité ne sont pas mises en place.
En effet et d’après les statistiques des accidents de travail de la CNSS pour l’année 1995 :

- 37% des accidents mortels sont dus aux chutes.
- 19% des chutes surviennent dans le secteur du B.T.P.
- 54% des accidents mortels dans le B.T.P. sont dus aux chutes.

L’accident survenu dans un chantier de construction d’un château d’eau d’une capacité de 250 m3 et d’une hauteur de 30m, démontre bien que quand la sécurité n’est pas intégrée lors de la préparation et de la réalisation des travaux, la probabilité de l’occurrence des accidents augmente.


CONDITIONS FAVORABLES A L’ACCIDENT

En effet, la structure de l’échafaudage (réalisé en tubes et colliers avec planchers en madriers ou bastaing), présente, dans toutes les directions et tous les niveaux, des déformations importantes (flambement) dues au montage hasardeux et non étudié, au non respect de la verticalité des montants, au mauvais scellement de la structure à la construction ou au niveau des appuis et enfin aux conditions météorologiques notamment au vent.
Les accès entre les différents niveaux de travail se font par échelles fabriquées en matériaux non résistants, la forme des marches ainsi que la distance entre elles ne sont pas réglementaires, les rampes n’existaient pas et le moins qu’on puisse dire « ces échelles devraient être détruites ou remplacées ». Concernant les niveaux de travail, aucune protection contre les chutes de hauteurs de personnes ou d’objets (garde-corps et plinthes) n’a été réalisée ni au plus de 28 m de hauteur. (Photo 1).


DRAME INEVITABLE

Dans toutes ces conditions d’insécurité, et au moment d’un déplacement sur la plate-forme où il travaille, la victime, en trébuchant sur des briques placées à proximité, perd son équilibre et tombe en chute libre d’une hauteur de 28m, entraînant sa mort.

DES MESURES DE SECURITE INDISPENSABLES

1/ ECHAFAUDAGES : (Photo 2) a/ Gardes-corps :

Tout travail en hauteur ne peut s’effectuer qu’après installation des échafaudages comportant des gardes-corps et des plinthes ainsi que des planchers résistants.
Les croix de Saint-André ne protègent pas contre les chutes. (Photo 3).
B/ Planchers :
Les planchers doivent avoir une largeur suffisante qui ne doit pas être inférieure à 60cm.

2/ Les montants ou poteaux doivent être placés le plus verticalement possible ou légèrement inclinés vers le bâtiment, tout en reposant sur un socle ou platine. Il est conseillé enfin de ne pas dépasser la hauteur de 1,80m entre deux plates-formes.

Extrait du Décret n° 62- 129 du 18/04/1962 relatif aux prescriptions de sécurité dans l’industrie du bâtiment, modifié par le décret n° 64-422 du 18/12/1964.
Article :

1/ - Les montants, échasses et supports des échafaudages fixes doivent être :

a) - verticaux ou légèrement inclinés vers le bâtiment ;
b) – fixés assez près les uns des autres pour assurer la stabilité de l’échafaudage, eu égard à toutes les circonstances qui peuvent se présenter.
2/ - La stabilité des montants doit être assurée :
a) - En les scellant dans le sol à la profondeur nécessaire, suivant la nature du terrain, ou
b) – En les plaçant sur des madriers ou autres assises appropriées, de manière à empêcher leur glissement.
c- Par un autre moyen approprié.

3/ - Les longerons doivent être pratiquement horizontaux et solidement fixés aux montants par des boulons, des cramons, des cordes ou d’autres moyens efficaces.

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Manutention mécanique mortelle
 

Les opérations de manutention, mécanique quand elles sont mal organisées, exposent le personnel à des risques d'accidents le plus souvent graves.
L'accident présenté ci-après montre bien une réalité : même si on a l'habitude d'exécuter la tâche, on ne sera pas à l'abri du danger si on ne prend pas les mesures sécuritaires nécessaires ;


Travail de tous les jours

Le déchargement des conduites en béton armé (1m de diamètre, 4m de longueur et pesant 2 t) s'effectue à partir d'un camion plateau en deux étapes :
- la première étape consiste à enlever la cale en béton placée en dessous de la conduite et à pousser cette dernière jusqu'au fond du camion.
- La deuxième étape consiste à attacher la conduite à l'aide d'un câble au godet d'un trax pour son transport vers le lieu de stockage.


Evénement indésirable

Au cours de ces manœuvres habituelles, la victime s'était appuyée sur la conduite en la poussant pour son élingage. Celle-ci a roulé et écrasé la cale en béton. En pivotant subitement, la conduite entraîna la victime en l'éjectant,l'écrasant mortellement.

Mauvaise méthode de travail

L'opération de manutention mécanique des conduites présente plusieurs risques :
- utilisation de cales inadaptées,
- élingage incorrect,
- élingage non professionnel,
- engin de manutention inadéquat.


Quelles améliorations pour exécuter cette tâche à l'abri de tout risque 
d'accident ?


Il y a lieu d'utiliser le matériel approprié à la réalisation des opérations de manutention des conduites. L'appareil doit être doté de tous les accessoires de préhension des charges, notamment d'un crochet permettant l'arrimage des conduites (fig.1).
Au moment du levage, le crochet doit être placé à la verticale passant par le centre de gravité de la conduite (fig.2).


A cet effet :

- l'appareil de manutention pour ce type de tâche peut être soit une grue mobile à flèche relevable ou à flèche télescopique, soit une flèche articulée montée sur le camion.
- L'élingage doit être réalisé par un élingueur professionnel (fig.3).
- Le calage adéquat (cale en bois dur) ne doit être enlevé que lorsque
l'opération d'élingage est achevée.


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Défaillance du système hydraulique d'une benne
 

Intervenir sur les équipements mus par des systèmes hydrauliques sans prendre les précautions nécessaires, expose les personnes intervenantes à des accidents graves, parfois mortels.

Que s'est il passé?

Le jour de l’accident, le conducteur d’un camion à benne basculante a été chargé de transporter le remblais escavé à la décharge publique.

A son arrivée, il a commandé la benne pour la relever et la décharger.
Après un moment, la benne s’est bloquée en position verticale. Le conducteur est alors allé vérifier et examiner le système de relevage situé au niveau du chassis.

Tout à coup, la benne s’est subitement débloquée et descendue coinçant le conducteur entre les traverses du chassis, ce qui a provoqué son décès.

Pourquoi cet accident s'est produit ?

Deux facteurs essentiels ont été à l’origine de cet accident :
- Le système hydraulique de la pompe de relevage de la benne est défectueux. En effet, le flexible de la conduite de retour du système hydraulique de la benne a benne a été débranché.

- La victime est intervenue pour réparer la panne au niveau du système hydraulique, tout en ayant la benne en position haute et sans prendre des précautions évitant sa chute éventuelle.

Aurait-on pu éviter cet accident ?

Une mesure habituelle utilisée dans ce genre d’intervention est de placer des cales solides sous la benne évitant ainsi sa chute même dans le cas de défaillance du système hydraulique.

D’autres mesures sont indispensables. On cite notamment :

• La vérification des paliers du vérin et des axes de bennage des flexibles.
• Le contrôle de la propreté et du bon état des filtres hydrauliques.


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Utilisation sécuritaire des perceuses
 

Les perceuses sont très utilisées dans les ateliers d'entretien mécanique étant donné leur facilité d'utilisation.
Cependant, elles peuvent être à l'origine d'accidents graves comme ce fut le cas de cet accident survenu dans un atelier de tournage et qui, heureusement ; n'a pas entraîné de blessures pour le salarié. Deux autres accidents du même type ont eu lieu précédemment sur la même machine . L'un deux a été à l'origine de fractures et d'une durée de repos importante.

Circanstances de l'accident

Le travail de la victime consiste à percer des tubes 60x30 pour palettes avec une perceuse à colonne. Pour cela, il prend le tube stocké sur le côté, le positionne sur la plate-forme de la perceuse d’un côté et sur un fût de l’autre côté et commence à percer tout en tenant le tube avec la main gauche.

Il dispose d’un étau, mais vu qu’il n’est pas adapté à la machine et son montage prend du temps, il ne l’utilise pas.

Dans ces conditions, l'accident survient

Le jour de l'accident, vers 8h30 et au moment du perçage, le gant de la main gauche fut attrapé par un copeau et entraîné vers la mèche en rotation et sans protection.

Résultat

gant détérioré et léger traumatisme du pouce de la main gauche .

Analyse

Il ressort de cette analyse que plusieurs facteurs ont contribué à la survenue de l'accident : il aurait suffit d'éliminer un facteur et l'accident n'aurait pas eu lieu.
Pour prévenir ce type d'accident , on doit agir sur les faits élémentaires, les plus lointains dans l'arbre.

Arbre des causes



Cet accident aurait pu être évité :

Si – la victime a utilisé un étau permettant de fixer le tube qui permet de garder la main gauche loin de la partie tournante.

Si- la mèche en rotation était dotée d’un protecteur réglable.
Si- au niveau du poste, il y avait un montage d’usinage permettant de placer convenablement le tube.

Autres mesures :

Il convient aussi, de clarifier les procédures d’intervention sur les machines-outils et d’afficher les mesures préventives relatives à chaque type de machine.

Le point sur la réglementation

L’arrêté du ministre des affaires sociales du 12 juin 1987 déterminant les machines et éléments de machines qui ne peuvent pas être utilisés, mis en vente, vendus ou loués sans dispositifs de protection stipule que la partie travaillante des instruments des machines-outils doit être protégée de façon à s’opposer à tout contact même involontaire de l’utilisateur .

L’article 12 mentionne en plus qu’il est interdit d’admettre des ouvriers ou des ouvrières à se tenir près des machines s’ils ne portent pas des vêtements ajustés et non flottants ainsi que les équipements de protection indispensables.


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Chute d'objet mortelle
 

Un accident mortel est survenu dans un atelier mécanique de réparation de chariots élévateurs.
La victime, apprentie, avait pour tâche d'aider un mécanicien à placer un moteur et une boite à vitesse sur la châssis et la carcasse d'un chariot élévateur.

Déroulement de l'opération 
La victime a soulevé la carcasse et la châssis à l'aide d'un cric puis elle s'est positionnée en dessous pour surveiller l'alignement de la boite à vitesse au moteur.
Le mécanicien, quant à lui était en train d'assurer la descente du moteur à l'aide d'un palan à main.

Le drame survient 
Le mécanicien, témoin présent au moment de l'accident, a entendu la victime crier. En la tirant par les jambes, il a constaté qu'elle est atteinte d'une blessure au niveau de la tête ayant provoqué son décès.

Causes de l'accident 
Cet accident a été provoqué par le glissement de la carcasse et du chassis du chariot à partir du cric sur la tête de la victime.
L'analyse de l'accident par la méthode de l'arbre des causses nous amène à nous poser trois questions :
 •  dans quelles conditions a-t-on assuré le soulèvement de la carcasse et du chassis par le cric ?
•  Quel est l'état du cric ?
•  Pourquoi la victime est elle obligée de se placer en dessous du chariot pur surveiller l'alignement de la boite à vitesse au moteur ?

Pour éviter ce type d'accident,…
Dans un atelier destiné aux opérations d'entretien des engins tels que les chariots élévateurs, et pour que les conditions de travail soient favorables, il est conseillé de construire une fosse de visite et de réparation équipée d'une installation électrique protégée, d'un éclairage adéquat et d'un escalier au revêtement anti-dérapant.

Il faut s'assurer aussi que le cric est en bon état et répond aux normes de sécurité.


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Happement par un organe tournant
 

Les organes en mouvement sont le plus souvent à l'origine de plusieurs accidents graves. Tel est le cas de cet accident qui s'est produit dans une ferme et dont la victime est une ouvrière temporaire nouvellement embauchée.

Le travail se déroulait normalement 
Le chauffeur a fait fonctionner le tracteur attelé à un pulvérisateur de capacité 1500 . il a embrayé ensuite la prise de force pour agiter et mélanger le produit de traitement avec l'eau par l'intermédiaire d'une pompe reliée au joint à cardan qui tourne à une vitesse de rotation de 540 tr/mn.

Soudain le drame survient 
L'ouvrière qui portait des vêtements flottants a voulu traverser au dessus du cardan, mais étant à proximité d'un organe tournant sans protection, elle fut happée par celui-ci, ce qui a provoqué son décès.

Cet accident est-il évitable ?
L'arrêté du ministère des affaires sociales du 12 juin 1987 déterminant les machines et éléments de machines qui ne peuvent pas être utilisés, mis en vente, vendus ou loués sans dispositifs de protection stipule dans son article 2 que : «  les pièces mobiles des machines et transmissions, poulies, engrenages, cônes , ou cylindres lisses tels que les laminoirs et autres engins similaires doivent être munis d'un dispositif protecteur, ou séparées des ouvriers à moins qu'elles ne soient hors de portée de la main ».
A cet effet, les prises de force en utilisation devraient être protégées sur le dessus et sur les deux côtés par un protecteur fixé au tracteur qui empêche tout contact de personnes avec la prise de force.

Lorsque la prise de force n'est pas utilisée, elle devrait être complètement protégée par un capot fixé au tracteur. Le capot et le protecteur des prises de force devraient pouvoir supporter un poids de 120 kg lorsqu'ils sont montés sur le tracteur. Les arbres de transmission reliés aux prises de force, y compris les joints à cardan devraient être complètement protégés lorsqu'ils sont en mouvement par un dispositif qui empêche toute personne d'entrer en contact avec l'arbre et les joints.
Les dispositifs de protection de prise de force et des arbres de transmission doivent :
•  être autant que possible d'un seul tenant,
•  être de construction solide,
•  être solidement maintenus en place,
•  être entretenus et en bon état.


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Une dangereuse opération de déplacement d'un silo

 


Les circonstances de l’accident
Le jour de l'accident, l'entreprise a décidé de déplacer un silo de stockage de ciment installé sur un terrain destiné pour la construction de son siège sociale. Pour cela, une équipe composée de six personnes a été chargée d'accomplir cette opération et ce en fin de poste, vers 15h. L'horaire habituel pour tout le personnel s'étale de 7h 00 à 16h. L'équipe a commencé par dévisser les boulons fixant le silo au sol.

Une méthode de travail inadaptée… 
Le dernier boulon était si résistant qu'il n'a pas pu être dévissé. A cet instant, ne disposant pas de moyens de coupe, l'équipe a décidé d'arracher le silo en se servant de la grue, destinée initialement pour le transport du silos. Le silo est basculé, la victime tomba d'une hauteur de 12m et décéda immédiatement. Il est à signaler que l'opération s'est déroulée sans la présence d'un responsable.

Analyse de l'accident par la méthode de l'arbre des causes 
Il ressort de cette analyse que les causes de l'accident sont d'ordre :
- Techniques 
Absence de moyens de coupe tel qu'un chalumeau découpeur qui aurait pu être utilisé pour couper le boulon.
- Organisationnels 
         •  l'opération a été planifiée en fin de journée ce qui a été à l'origine de précipitations et d'actes non sécuritaires de la part des membres de l'équipe.
         •  L'opération s'est déroulée en l'absence de responsable.
- Humains 
La victime ainsi que toute l'équipe a sous-estimé le risque d'accident grave et ceci est dû au manque de sensibilisation et de formation en matière de prévention et de gestion des risques.

Cet accident aurait pu être évité…
La prévention de ce type d'accident réside essentiellement dans la prise en considération des mesures de sécurité lors de la planification de toute activité industrielle.

Cet accident aurait pu être évité si on a 
•  Désigné un responsable chargé de la coordination des différentes taches de cette opération,
•  Prévu l'équipement nécessaire pour l'accomplissement de cette opération,
•  Planifié cette opération à l'avance,
•  Informé tous les membres de l'équipe des risques résultant de cette opération et les mesures préventives mises à leur disposition.

 


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Heurt par un engin de chantier
 


Certaines erreurs humaines sont parfois fatales comme ce fut le cas de cet accident mortel survenu au mois de juin 2004 sur un chantier de fabrication de bitume. La victime est un conducteur de malaxeur à bitume appartenant à une entreprise de Bâtiment et Travaux Publics. L'entreprise a été chargée de réaliser des travaux d'aménagement de la route nationale GP 11 reliant Bizerte à Menzel Bourguiba. Pour cela, elle a installé un chantier pour les engins et pour la fabrication du bitume.

Circonstances de l'accident 

Le jour de l'accident et après la pause de midi, alors que la victime regagnait son poste, elle fut heurtée par un engin de chantier sans chauffeur à bord. Il est à signaler que le chantier avait une légère pente et l'un des chauffeurs a stationné son engin en haut de le pente une heure avant la survenue de l'accident. Les témoins ont déclaré que la victime était en train de téléphoner et n'avait pas vu l'engin qui l'a heurté et ne s'est arrêté qu'après une distance de 1.50 m quand il a buté une cabine métallique située à l'entrée du chantier.

Cet accident aurait pu être évité…

Malgré l'engin endommagé et qu'il était difficile de juger l'état des différents éléments et accessoires de sécurité, les responsables du chantier ont confirmé que l'engin était en bon état et que probablement le système de freinage à main n'était pas bien serré.
Certaines mesures de sécurité doivent être respectées pour que ce type d'accident puisse être évité :
•  Aménager une zone de stationnement pour les engins de chantier. Cette zone doit être loin du passage des piétons.
•  Contrôler quotidiennement l'état des dispositifs de sécurité de l'engin notamment les freins de service et de stationnement.
•  Après le stationnement, il faut s'assurer que le frein à main est bien serré. En plus, il faut mettre des cales pour bloquer les roues surtout en cas de chute de la pression hydraulique.
•  Assurer une formation en matière de sécurité pour les conducteurs d'engins.

 


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Un monte charge décroche…
Deux travailleurs gravement blessés
 


Le monte charge est une installation de levage desservant des niveaux définis et réservés exclusivement au transport de charges.
Dans les usines, les montes charges sont généralement dotés de cabines ayant des surfaces supérieures à 1 m² , des profondeurs supérieures à 1m et des hauteurs qui dépassent 1.20m. Ils peuvent par conséquent, être accessibles au personnel de chargement mais sont strictement interdit au transport de personnes.
Ces machines obéissent à des normes techniques internationales afin d'assurer la sécurité des personnes appelées à intervenir en cas de marche normale ou en cas de panne.
Dans le cas où les monte charges sont construits dans des conditions ne respectant pas les normes en vigueur, des accidents graves peuvent survenir. Tel est le cas de cet accident qui s'est produit dans une usine de confection et a causé des blessures graves à deux ouvriers.

Dans quelles conditions cet accident s'est-il produit ?
La société de confection dispose d'un monte charge de dimension 2X2m par 2m de hauteur conçu pour la manutention des charges de produits de confection du premier niveau au rez-de-chaussée. Le monte charge dont les caractéristiques technique ne sont pas conformes aux normes en vigueur a été conçu et réalisé par un constructeur chaudronnier.

Le jour de l'accident, la cabine du monte charge s'est coincée à une hauteur de 4m.

Les deux victimes sont intervenus pour pallier à cette défaillance et ont commencé par inspecter le système de commande de la cabine et le réglage des boîtes de fin de course.

Ensuite, ils sont montés sur le toit de la cabine pour voir de près les causes du coincement.

A cet instant, les anneaux de fixation du bout du câble de support de la cabine se sont décrochés et la cabine a chuté d'une hauteur de 4 m causant de graves blessures aux deux victimes.

Cet accident auait-il pu être évité ?

On aurait pu éviter cet accident :

•  Si le monte charge était conforme aux règles de sécurité, définies par les normes en vigueur.
•  Si les différents composants du monte charge étaient de bonne construction mécanique et électrique et faits de matériaux de résistance adéquate et de bonne qualité.

En effet, les cabines doivent être équipées d'un parachute capable d'arrêter une cabine à pleine charge et de l'immobilier en cas de survitesse ou de rupture d'un élément de suspension.

En plus, la mise en service ainsi que les inspections périodiques du monte charge doivent se faire par un organisme de contrôle agrée.

Les opérations de maintenance du monte charge comportent les travaux de routine comme le réglage le nettoyage , les graissages des pièces mobiles et l'entretien préventif des câbles et organes de transmission.

Pour éviter le déplacement intempestif de la cabine, un interrupteur d'arrêt doit être placé sur la boite de manœuvre.

D'autres équipements, sont indispensables, on cite à titre d'exemple, des balustrades et un boîtier d'inspection équipant le toit de la cabine pour le rendre le plus sûr possible pour le personnel intervenant sur le monte charge.


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